mercredi 15 mai 2013

Henry Moore


Deux des très belles sculptures de Henry Moore présentées au musée de Toronto. Ces temps, mon esprit est tourné vers les déformations de toutes sortes.

mardi 7 mai 2013

Niagara Falls

P76. Demain, je pars pour six jours à Toronto pour le TCAF. C'est bien ça va m'aérer la tête. Avis aux canadiens et aux ricains qui passent par ici. Et qui lisent le français. hum... J'écris en anglais? Boaf, j'ai la flemme. Bref, ce qui est drôle, c'est que pour la séquence finale du livre, j'ai pas mal puisé dans des images des chutes du Niagara. Le beau tableau de Mignot (1866) que j'avais découvert avec émerveillement en vrai et en immense au musée de Brooklyn me sert d'ailleurs de fond d'écran depuis quelques semaines. Et là, paf, j'irai voir les chutes pour de vrai. Et je serai déçu. On vit vraiment dans un monde formidable. Bon ça ne va pas aider ce blog à vivre intensément, mais vous me direz que ça ralentit gentiment depuis un moment déjà... Le fait est que plus j'approche de la fin, plus le monde, les péripéties, le découpage, sont définis, et moins j'ai besoin de recherches... Retour la semaine prochaine.

vendredi 3 mai 2013

Derrière le rideau

Avec les gens de Gallimard, nous sommes pour l'instant fixés sur cette couverture pour plusieurs bonnes raisons. D'abord, il faut visualiser les couvertures des 4 ou 5 volumes comme un tout. Il doit y avoir une progression, de la variété, tant dans les sujets que dans les ambiances graphiques, et une cohérence globale. Les lecteurs qui viendront spontanément à la série par le tome 3 seront rares. Celle-ci ne doit pas être la plus séduisante, mais plutôt éveiller chez le lecteur qui attend mollement la suite le sentiment que l'histoire progresse. D'où l'idée d'éviter pour cette fois le système déjà bien utilisé des protagonistes qui déambulent dans un grand décor changeant. Restait la couv2, trop confuse et trop éloignée du ton général, et la couv4, trop... je sais plus quoi, parce que je l'aime toujours bien en fait... Mais je crois qu'elle donnait une sensation de solitude et d'écrasement, quelque chose d'un peu fermé, qui n'invite pas à entrer... Et puis j'aime bien qu'au lieu de montrer des miroirs qui se contentent d'illustrer le titre, il y ait un personnage encore peu exploité qui regarde le spectateur dans les yeux. Première version, que je trouve trop terne et trop sombre. Et puis qui fait très Akira. Beaucoup à cause de l'environnement rétro-techno. Donc je décide de changer le décor. Le problème, c'est que cette image provient d'une case important du livre. Donc réaction en chaîne, je vais devoir refaire plusieurs cases. Mais c'est une bonne chose, comme pour le barbu, ça me force à pousser le bouchon plus loin et à trouver des ambiances plus inattendues. Première version en bleu. Belle, mais dans une gamme assez proche du volume 1. Avant la version rose. Voilà où nous en sommes pour le moment. Je cravache pour terminer les planches (encore 9...), donc je n'ai plus trop la tête à ça. On verra dans quelques temps si ça tient.

dimanche 28 avril 2013

Parenthèse

Un dessin pour une revue japonaise, en réponse à un premier dessin de Katsuya Terada. Je ne sais si ça leur conviendra, mais comme j'y ai passé une partie de mon dimanche après-midi...

lundi 22 avril 2013

Barbu forever

Cela fait plusieurs semaines que la version du barbu dans les pages me turlupine. Et puis en allant en Japon, j'ai compris pourquoi. Sa tenue n'est pas au point. L'étoffe, dans le pages, est trop légère, trop bon marché. Elle fait un peu peignoir Ikea. La beauté et le volume du tissu de certains kimonos masculins m'a convaincu de chercher plus loin. C'est un peu chiant, parce que je vais devoir redessiner une bonne douzaine de cases et que je n'ai pas que ça à faire au point où j'en suis. Mais plusieurs fois par le passé, sous prétexte de dessiner vite, et sous prétexte que les lecteurs lisent vite, j'ai laissé passer des détails qui me turlupinent encore aujourd'hui, et c'est un sentiment que je n'aime pas. Donc hop, cette fois, je reprends ce qui me gêne. Et puis du coup, il m'est apparu évident qu'on ne doit pas voir les mains de ce personnage. Il fait partie d'une caste, ou d'une classe, comme vous voulez, qui ne vit plus que par son pur esprit, et par sa connexion aux autres esprits. Et comme les japonais ou les indiens aisés qui fuient le soleil par peur d'avoir le teint halé et d'être assimilés au peuple qui travaille dehors, les gens comme le barbu dissimulent leurs mains pour bien signifier qu'ils n'en ont plus l'utilité.